( 6 août, 2009 )

le suicide ce mal aimé

J’ai finalement opté pour la pendaison. En fait, ce n’est pas tant un choix qu’une question de principe à respecter. Je mourrai un jour, et je n’ai aucune excuse pour remettre au lendemain ce que je peux faire aujourd’hui. D’autant que je n’ai rien prévu pour la journée et, pour tout dire, je m’ennuie. Maintenant, au moins, j’ai une activité à l’agenda.
On ne soupçonne pas à quel point la planification de sa mort exige du temps, de l’énergie et une certaine dose de créativité. Certes, les moins consciencieux s’en débarrassent promptement : à peine deux phrases griffonnées sur du papier – Je n’en peux plus. Je suis désolé -, puis une balle dans la tête. Pas mêmes foutus de sortir de leur appartement pour commettre l’acte. Ce sont de tels paresseux qui font une mauvaise presse au suicide. Mon geste réconciliera le public avec la mort. Mon ambition est à la fois politique et esthétique. L’art au service d’une cause : je signe le retour de l’engagement artistique.
Ma performance sera simple mais inventive, instructive mais divertissante pour ces enfants de la garderie où l’événement se produira. En confrontant la jeune génération à la mort, j’espère éradiquer d’emblée la crainte de celle-ci, laquelle ne cesse de nous étreindre jusqu’à la dernière heure. Je leur montrerai qu’elle fait partie du quotidien, qu’elle est présente en tout lieu, et pas seulement au cimetière ou à l’hôpital. La corde à danser qui m’aura étranglée illustrera le côté ludique de la chose, comme quoi on peut sauter de la vie à la mort. La responsable du service de garde s’en servira d’ailleurs comme prétexte pour l’invention d’une nouvelle comptine, celle de la «de Gbêhanzin a été déporté à…» étant dépassée. Les Patriotes pendus sous le PRPB en seront les nouveaux héros ; l’histoire béninoise s’imprimera ainsi très tôt dans l’éducation des citoyens de demain. Il faudra aussi insister sur l’esprit d’initiative dont fait preuve celui qui prend en mains le moment de sa disparition. Le désir de leadership et d’entrepreneurship naîtra chez beaucoup d’entre eux ce jour-là.
Le reste de leur journée sera consacré au jeu du Pendu.

Je ne suis pas supposé mourir aujourd’hui. C’est la semaine de la prévention contre le suicide. Ce n’est pas interdit de mourir, mais disons que c’est mal vu en ce moment. On parlera de moi aux nouvelles, on demandera à mes collègues leurs impressions, et ils diront oh il  avait l’air gentil le petit Patrick on n’aurait jamais pensé ça de lui, sauf un qui avouera qu’il me trouvait effectivement un air louche, propice au suicide.ce serait Robert ,Damien ou peut être Afissou.Mais quand bien même je refuserais le suicide, la menace est belle et bien réelle. Je crains fort qu’on me retrouve étouffé par un roman de Ouologuem pris en travers de la gorge. Pire : lacéré aux poignets par les pages de mangalor ou une femme dans la lumière de l’aube. Peut-être même électrocuté par mon ordinateur. J’irai alors rejoindre les suicidés de la littérature, ces artistes maudits qui ont préféré sauver leur oeuvre plutôt que leur âme. Pas que je m’y ennuierais : il paraît qu’ils passent leur temps à jouer au Cadavre exquis version pornographique.
Ça y est, je crois que le danger est passé pour aujourd’hui. Mais il n’y a pas de risque à prendre : je vais de ce pas brûler toutes les bibliothèques et toutes les librairies. Ce n’est pas la semaine contre la pyromanie, quelle chance.

( 6 août, 2009 )

comment ?

?

Comment ? L’interrogation revient chaque fois.

« Comment arrive- je à vivre ainsi ? »

Je ne crois pas a ces choses de cœur qui viennent dit-on naturellement. C’est une maladie.oui dans mon cas. Être pincé de part et d’autre dans son cœur par une histoire qui n’en est pas vraiment une. J’aime deux filles en même temps ou je les apprécie réciproquement ? je dis « comment »ce mot qu’on emploie quant on ne sait plus où on en est réellement.comment.je vis dans une sorte d’inexistence existante.ne plus savoir ce qui est, ce qui se passe mais être conscient que cela existe. C’est se lever un des ces 4 et être animé par une confusion indescriptible. Où l’on voit à la fois et le gouffre et le noir du tunnel mais jamais la fin.pas de sorti. Embrigader dans une espèce de rien qui existe quand même. Comment ?ce truc qui des fois n’a plus de sens à force d’en avoir trop eu auparavant. Comment. Mais pourtant j’existe toujours.oui une existence mais pas une vie. Je ne pense pas pouvoir vivre un jour à force d’avoir depuis l’existence, existé.je sens dans mon cœur un sorte de révolte sourde et muette. Pourquoi dans mon cœur cette aveuglante absence de lumière ? Laquelle j’aime ? Laquelle je n’aime pas ? Comment ? le cœur humain est très vaste, trop grande mais pas assez suffisante pour aimer du même amour deux êtres à la fois. Alors pourquoi cette confusion ?je comprends mais en même temps…

J’évolue vers ma fin certaine. Jamais je n’ai ressenti cela. Dans mon cas, il impossible que je fasse appel à un deus es machina parce que je vis dans une sorte de discontinuité continuelle. D’ailleurs je n’en ai point, c’est moi. Elle ou elle, plus rien n’a de sens puisque moi-même j’en suis dépourvue .comment ? Voyage. Oui un bon voyage ne me fera du mal. Mais il va falloir revenir et alors …

Comment ? Je perds la raison où plutôt le cœur. Comment j’arrive à vivre ainsi ? Mystère .Mythe. Comment ? Pour l’instant je suis dans ce néant existant et pesant .comment ?

J’écris au cas où…

Calavi, du 04 au 05-07-09

 

( 6 août, 2009 )

apocalyptic girl


Elle viendra

Et portera

Un nom tout neuf, tout joli, tout propre

Avec une beauté teintée à la pourpre

Elle viendra

Et sera

L’amie de tous, la sœur de tous, notre confidente

Elle nous fera connaître des heures très épatantes

Elle viendra

Et pourra

Nous faire connaître des parties de nous qu’on ignorait

Et d’aucuns l’appelleront à tout jamais

« Grande sœur »

Et ou « petite sœur »

Elle viendra

Et aura

Dans son sac plein de jolies choses

Ce qui attirera toutes les femmes en quête de la « rose »

Elle viendra

Et fera

Naître en nous des concupiscences.

Elle s’érigera en maîtresse dans toutes les sciences

Elle viendra

Et ôtera

Comme c’est son objectif l’époux à l épouse

Et toute personne sous son charme sera indécise

Elle viendra

Et brisera

Des mariages, des liens forts d’amitié

Et sera toujours pour nous l’idéale, la femme de qualité

Elle viendra

Et ira

Jusqu’à dresser le fils contre le père

La fille contre la mère

Elle viendra

Et causera

Des fratricides

Des parricides

Et demeurera pourtant l’amie de tous, l’ennemie de personne

Malgré notre glas qui pourtant sonne

Apocalyptic girl est son vrai nom

Seulement  elle se serait déjà donné d’autres prénoms

Tous mignons

Dont nous raffoleront

Elle ne dira jamais « mon nom c’est apocalyptic girl »

Mais peut être « mon nom c’est Pearl »

Elle viendra

Et plaira

A tous

Et dira toujours oui à tous

Les hommes s’entretueront pour un flirt

Les femmes s’entremangeront pour l’organisation en son nom, des fêtes

De remerciement et de reconnaissances

Mais ses gestes patibulaires, personne n’en aura conscience

Les animaux s’entredéchiront pour l’avoir comme maîtresse

Et elle, elle dira toujours oui sans rien laisser paraître de sa traîtrise, la traitresse

Les prêtres mettront Dieu en veilleuse

Et elle sera une grande allumeuse

Elle viendra

Et on organisera

En son nom des messes

Où elle serait la seule, l’unique déesse,

La responsable de toutes les bassesses

Sans évidement rien laisser paître de sa traitrise, la traitresse

Elle viendra

Et siégera

Dans l’église des pasteurs

Après les avoir transformé en menteurs

Elle viendra

Et guidera

D’une autre manière les féticheurs

Après les avoir transformé en voleurs

Et nous serons toujours contents malgré nos douleurs

Elle nous malmènera sans cesse

Sans évident rien laisser paraître de sa traîtrise, la traîtresse

Elle viendra

Et s’arrangera

Pour que nous oublions l’amour de Dieu

Et c’est ainsi que nous serons le contraire des hommes pieux

Voulu par le créateur, le maitre des cieux

Et malgré nos douleurs nous lui dirons bravo

Avec brio

Elle viendra

Et usera

De tous les manèges, de tous les stratagèmes

Pour nous nuire et pourtant on dira qu’on l’aime

Elle viendra

Et ce sera

Enfin l’apocalypse, l’Armageddon

Et malgré nos malheurs on lui fera des dons

Le père se fera sa fille, il n’y aura plus de dignité

La mère verra son homme en son fils et ils agiront tous deux en effrontés

Et on vivra avec gaieté

Dans cette perversité

Le frère se fera sa petite sœur

La grande, son petit frère. Il n’y aura plus de véritables histoires de cœur

Le cours de tout sera changé en mal

Et pourtant nous trouverons cela normal

Des mâles coucheront avec des mâles

Et selon nous ce n’est rien d’anormal

Des femelles se feront entre elles

Et pour nous ces choses sont et demeurons toujours belles

Et moi, moi je me demande ce que nous deviendrons

Après avoir transformer, souiller et brouiller les saisons

Parce qu’elle viendra

Et tout se réalisera

Kandi, le 16-12-08 à 15h30

 

 

 

 

 

 

 

 

 

( 6 août, 2009 )

i love u mouïnath

ramayade22.jpg

Je me rappelle de ce visage fin au nez pointu

Je me rappelle de ces sourires francs, de ces rires aigus

De la démarche, la finesse de ce corps svelte

Qui évolue tout seul oubliant le reste

 

Je me rappelle de ces visites nocturnes

Je me rappelle de ces rendez-vous dans les collines

Où nous sommes entourés de rien au milieu de nulle part

Ayant pour Dieu notre seul rempart

Je me rappelle de tout cela parce que je les ai pensés

Je me rappelle qu’après ce départ j’ai du panser

Les blessures amoureuses, gentilles que tu as laissées

Dans mon cœur meurtrit à tout jamais

 

Je me rappelle de ces minces doigts qui peuplent tes mains

Je me rappelle de ces yeux qui appellent mes câlins

 

Tout bas sans oser me le crier tout fort

De l’expression de ce visage chagriné quand j’ai tort

 

Oh oui je me rappelle de notre première rencontre

Je me rappelle aussi que tous mes amis me disaient « raconte

Comment est elle, tu dois nous en rendre compte »

Et que J’ai tout fait pour qu’à leur tour ils te rencontrent.

 

Oui je me souviens que tu ne comprenais rien du français

Je me souviens comme tu le vois que tu ne parlais que l’anglais

Et le yoruba qui est ta langue maternelle

Cela m’était égal car je comprenais toutes ces langues grâce à l’éternel

 

Dix, douze ans après tu vois

Je me rappelle de tout cela

Parce que « i love u Mouïnath »

Je me rappelle enfin que parce que je t’aime, j’étais prêt à tuer des dinosaures

Pour te montrer combien je suis fort

Que j’étais prêt à anéantir des tyrannosaures

Pour te plaire encore et encore

Toute une vie s’en est allée

Et pourtant toi tu m’es restée

J’ai confiance au dicton qui dit que seules les montagnes ne se rencontrent

J’ai perdu la notion de l’heure, J’ai jeté ma montre

Pour ne pas voir le temps qui passe à grande vitesse

Pour éloigner de moi la tristesse

Qui fut mienne quand tu es parti

Mouïnath de ma vie

Je suis certain que nous nous reverrons ; qu’on se rencontrera

Tôt où tard

Parce que Jai perdu du temps, que je erre en te cherchant

Jai confiance que je te retrouverai avant le couchant (1)

Parce que je tai toujours aimé

Toujours préféré.

Kandi, le 26 au 27 nov. Nuit à 1heure

1(le couchant de nos vies)

 

 

 

 

( 6 août, 2009 )

dieu n’a encore rien fait

à Ahmed. qui s’en est allé pour le repos profond.

« La mort d’un homme, c’est sa recherche perpétuelle du bonheur : il se perd ».

Je suis l’africain, l’être malsain oui je l’accepte.je suis le malheur, je suis vodun, je suis  igu oui je suis le cannibale, je suis le malade et le fou.je suis l’esclave, je suis l’immigré, je suis le clandestin.je suis l’abomination, je suis le résultat d’une expérience révolutionnaire ratée.je suis le noir, je suis la mort.

Je suis également et Gbêhanzin et Soundjata et Samory.je suis l’Afrique et son histoire.

Je suis tout cela mais Dieu n’a encore rien fait…

Parce que je suis la misère et les tremblements de terre. Parce que je suis la vie qui regarde la mort de l’autre côté.

Dieu n’a encore rien fait

Parce que je suis celui qu’il faut indexer quand tout mal, quant il y a dysfonctionnement.

DIEU n’a encore rien fait

Parce que l’autre est le bonheur et la vie. Il est l’excellence et la prospérité. Il est le décideur et l’argent. Il est la révolution et l’évolution. Il est le chef et le pouvoir. Il est Christophe Colomb et Gutenberg. Et croit que Dieu a déjà tout fait parce qu’il est pense t-il le préféré et moi les génocides, les homicides, les parricides, les fratricides, les guerres tribales et lui la paix, l’immaculé. Je n’envie point, je réclame mon dû et affirme que

Dieu n’a encore rien fait parce qu’il reste une autre vie.

Il reste une autre vie et un nouveau monde où le nord aura le privilège de bénéficier des « bonheurs » du sud .Un monde où lui aura tous mes attributs et moi les siens.

Dieu n’a encore rien fait s’il ne devient pas l’esclave et moi le colon.

Dieu n’a encore rien fait si l’Afrique ne bénéficie pas à son tour des siècles de gloire, de vie prospère de l’autre et l’autre des millénaires ternes de l’Afrique.

Quand Dieu l’aura fait ce sera justice et alors je pourrai me présenté pour le jugement final.

Je tiens à faire une révélation à mes contemporains.oui faudrait qu’ils le sachent

« il n’y a jamais eu de morts mais plutôt des fatigués au repos et des inutiles endormis profondément .Il n’y a jamais eu de mort car dans la deuxième vie où Dieu aura tout remplacé comme il est écrit( 1), ils reviendront , ils se réveilleront , re-existeront avant de mourir et ce définitivement(2) alors du calme , vivez, vivons et subissez, subissons car Dieu n’a encore rien fait tant que l’autre vie n’est pas là. Si nous sommes aussi des enfants de Dieu, on a aussi droit à notre part de bonheur. N’est-ce-pas ?

Je n’envie point, je réclame mon dû rien d’autre.

Calavi, le 00-00-09.

1-dans la mémoire tatouée des délaissés que nous sommes.

2- après le jugement.

 

 

 

( 24 avril, 2009 )

discontinuté continuelle

les autres n’arriveront jamais à savoir ce que je pense de moi meme.

la vie d’un homme aussi petite qu’elle puisse paraitre est plus vaste que la terre.

nous n’arrivons pas à voir cette immensité parcequ’elle est compartimentée .

si seulement nous avons une idée de ce qu’elle est ; de ce qu’elle signifie, il nous  sera bien possible d’appréhender son immensité dans petitesse.

c’est pour cela que je tiens à faire connaitre à tout un chacun cette définition que je me suis faite de la vie .

les longs parcours ;les randonnées;les longues  lectures et autres m’ont donnés une perception nouvelle qui consiste à considérer et à savoir que par dessus tout la vie est:UNE DISCONTINUTÉ CONTINUELLE.

ces « dicontinutées inccesantes » qui empechent la « ligne  » de jouir de sa droiture originelle ne sont en faite que les « compartiments » de la vie qui de par leur nombre nous font croire que la vie est courte .

ces « discontinutées « ,ces « compartiments » ne sont en fait rien d’autres que les difficultés de chaque jour que nous surmontons.

et pour ceux -la qui ne croient pas sur les écrits,je leur concède l’hypothèse qui consiste à considérer la vie comme « petite »dans le sens le plus large du terme.

seulement avant d’aller plus loin dans cette démarche, je leur demanderai de supprimer ces « discontinutées », ces compartiments »et de voir  et de jauger et de me dire enfin sur qu’elle angle (nouvelle) ils voient la vie (maintenant):

ils seront obligés de venir à moi.

R.P.H.A.

( 17 avril, 2009 )

if i fail

if in my quest to achieve my goals ,i stumble or crumble and lose my soul,

those that knew me would easily confess that there is never a life as hard as mine.

no money noe chance and no guide ..i always follow my voice inside.if it gides le wrong ,i learn from the mistake and try to achieve again.

2p.A.SH.

123
« Page Précédente
|